Enrichir la pratique “psy”

pourquoi “psy” ?

J’utilise cette désignation, peu élégante mais pratique, pour regrouper à la fois les psychologues, les psychanalystes, les psychiatres et les psychothérapeutes relationnels. Cela est aussi parfois désigné par l’expression “carré psy”. Mais c’est surtout une désignation commode, à défaut d’un autre terme satisfaisant.

quels apports ?

L’ensemble des thèmes sur lesquels j’ai développé une expertise peuvent être pertinents pour la pratique des psy :

  1. Pucetous les travaux portant spécifiquement sur les enjeux sociaux de la psy peuvent être une source d’enrichissement de la culture professionnelle et de la pratique au quotidien ;

  2. Pucela prise en compte de la dimension sociologique du vécu personnel me semble indispensable pour avoir une perception plus complète et subtile de la situation de celui qu’on a en face de soi, et donc aussi pour mieux mesurer les enjeux de la relation thérapeutique ou des différentes interventions ;

  3. Puceles questions d’identité sont essentielles dans tout travail d’analyse, de thérapie, d’accompagnement ou de développement personnel. L’intégration d’une approche psychosociologique, qui donne toute leur importance à la dimension imaginaire, à la dimension narrative et à la dimension collective et historique, est une source d’enrichissement pour le regard et la pratique psy ;

  4. Puce le rapport au savoir peut être doublement présent dans la pratique psy : pour le client lui-même, quand la question du “savoir” représente une problématique importante dans son histoire et/ou sa situation actuelle ; dans la relation thérapeutique, qui est aussi une relation autour du savoir ou du non-savoir ;

  5. PuceEnfin, les psy, dans leur pratique, sont doublement confrontés aux interrogations éthiques. Tout d’abord à propos de leurs propres actes dans la relation thérapeutique. Trop souvent, la question est réduite au respect d’un code déontologique général ou propre à une école particulière. Ce n’est pas inutile mais cela gagne à être complété par le renforcement des compétences éthiques permettant de juger soi-même en prenant correctement en compte les différents aspects de chaque situation.

  6. PuceCe thème de l’éthique apparaîtra également à propos des situations auxquelles les clients sont confrontés et qui sont examinées ensemble : ceux-ci expriment de la culpabilité ou de l’indignation, s’interrogent face à des dilemmes, etc. Ces sentiments ou ces doutes ne sont pas toujours pleinement pris en compte par les thérapeutes, au nom d’un souci de “libération” vis-à-vis de carcans moraux perçus comme des obstacles à l’épanouissement personnel. Je pense au contraire que le développement des compétences de jugement éthique est un des axes importants du travail thérapeutique.

Tout cela s’applique au premier abord aux “psys” proprement dits (psychiatres, psychologues cliniciens, psychanalystes, psychothérapeutes relationnels) mais est également pertinent pour tous ceux qui sont amenés professionnellement à jouer partiellement un rôle du même type : intervenants sociaux, formateurs (notamment en relations humaines ou en insertion), coachs, etc.

comment ?

Mes interventions peuvent prendre des formes diverses, et sont toujours élaborées sur mesure. A titre indicatif, on peut évoquer :

  1. Pucedes conférences de sensibilisation à l’ensemble de ces questions ou sur des points plus précis, dans le cadre de rencontres professionnelles, de colloques, etc.

  2. Pucel’animation de sessions de formations ou de post-formation dans les instituts de formation de psychothérapeutes ou autres professionnels. Sauf exception, ces formations reposent sur une exploration personnelle, par les participants, de leur propre expérience des thèmes concernés, avec partage avec le groupe et élaboration théorique inductive  ;

  3. Pucedes séances individuelles ou en groupe de supervision des pratiques dans leur globalité, mais avec un attention toute particulière sur les thèmes ci-dessus.

Accueil                  Qui suis-je ?                 Contact                   Actions                  Textes

Le métier de “psy” est un métier difficile. Il y a tout ce que l’on apprend dans les formations qui y préparent, en termes de conscience de soi et de techniques thérapeutiques,  et qui relève le plus souvent d’approches psychologiques (c’est logique).

Mais cette activité doit aussi être replacée dans son contexte social, politique, éthique. Des thèmes essentiels comme le rapport au savoir, au genre et à la famille, à l’identité et au travail, à l’injustice et au plaisir, ne peuvent être correctement pris en compte que si l’on intègre les dimensions sociales et historiques.