Approche existentielle non-médicale

Historiquement, la psychothérapie s’est le plus souvent trouvée rattachée à la psychiatrie, c’est à dire à une spécialité médicale : on pensait que les gens souffraient de maladies (psychiques) et que le but était de les en guérir. On a alors établi de longs catalogues de ces maladies, avec autant de remèdes pour tenter de les traiter.

Je suis convaincu que cette vision est fausse et néfaste. Ce qu’on nomme les “troubles psychiques” (ce qui amène quelqu’un à entamer une psychothérapie) existe bien. Mais ce ne sont pas des maladies mais des troubles de l’existence : telle qu’elle est, dans tel contexte social et pour telle personne dans son histoire singulière, la vie humaine est parfois difficile ; elle nous confronte à toutes sortes d’épreuves, de choix difficiles, de frustrations, d’émotions fortes ou troublantes, de contradictions internes, de conflits avec les autres, de sentiments d’absurdité ou d’impuissance, etc.

La psychothérapie intervient pour nous aider dans différents cas de figure :

  1. Puceparfois, ces épreuves deviennent trop lourdes à supporter, nous ne nous sentons plus heureux de la vie que nous menons, et nous avons besoin d’aide pour continuer notre chemin dans de meilleures conditions ;

  2. Puceparfois, “ça va”, mais nous sentons intuitivement que “ça pourrait aller mieux” et nous cherchons à améliorer notre vie, à la rendre plus légère, plus riche ou plus juste (on parle alors souvent de “développement personnel”) ;

  3. Puceparfois, nous nous rendons compte que certains des moyens que nous avons inventés ou adoptés dans le passé pour faire face aux épreuves de la vie n’étaient pas très bien “choisis”, qu’ils sont inefficaces ou trop coûteux. Mais nous avons du mal à les abandonner et à en trouver de nouveaux ;

  4. Puceparfois, enfin, sans nous en rendre compte, nous nous sommes engagés dans des “solutions” qui se révèlent des impasses, mais dans lesquelles nous nous enfonçons de plus en plus, parce que nous n’arrivons pas à faire autrement, jusqu’à nous retrouver dans un état qui devient vraiment très dérangeant pour nous et pour les autres. C’est alors qu’on peut éventuellement parler de “pathologie”, à condition de ne pas oublier que ça n’a que peu à voir avec une maladie au sens propre du terme.

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