Rapport au savoir


La question du rapport au savoir est un enjeu important sur trois plans :

  1. Puce de position sociale, car la possession du savoir (ou des diplômes qui lui correspondent plus ou moins) est souvent une condition d’accès à certaines places ou à certaines possibilités ; plus fondamentalement, le savoir est une puissante source de reconnaissance sociale (quand on l’a) ou au contraire de mépris et de honte (quand on ne l’a pas) ;

  2. Puce d’identité, car notre histoire de rapport au savoir fait partie de notre histoire personnelle globale : cela a commencé dans notre famille, s’est poursuivi à l’école puis dans le travail, c’est-à-dire dans les trois lieux les plus déterminants pour se situer. Les souvenirs que nous gardons des épisodes marquants, les rêves plus ou moins réalisés occupent une place importante dans notre image de nous-mêmes ;

  3. Puce d’épanouissement personnel, car, malgré la peine qu’il demande et les injustices dont il est parfois l’enjeu, le savoir est aussi une clef précieuse pour y voir plus clair sur le monde et sur soi-même, pour avoir avec les autres des échanges plus précis et plus féconds, pour trouver les réponses aux questions qu’on se pose, pour s’inventer soi-même.

A quoi sert le savoir ?

Quelle place lui donner dans notre vie ? Comment

s’en approcher

et y prendre davantage

de plaisir ?

Parmi les multiples potentialités humaines, il y en a une qui consiste à produire, à s’approprier et à utiliser du savoir, c’est-à-dire une forme de discours assez sophistiquée qui cherche à approcher d’aussi près que possible la vérité.

Ce n’est pas qu’une question de spécialiste : pour chacun de nous se pose la question de la place que prend le savoir dans notre propre vie, et de la place que nous voulons ou pouvons prendre dans ce “monde du savoir”. Et parfois, ce n’est pas facile.

A quoi ça sert ?

Sources

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La pétillante Mireille prend ses distances avec une conception du savoir trop triste et trop distante (Je ne suis pas un vieux savant)