Identité individuelle, identité d’autrui, identité collective : autant d’enjeux cruciaux, pour chacun mais aussi pour les sociétés (enjeux politiques) ou les organisations (enjeux de management). Parfois, cela peut même devenir un problème, une source de souffrance ou de perte d’orientation, voire une pathologie, et demander une thérapie appropriée.
Notre identité ne nous est jamais donnée : nous devons la construire et la faire évoluer nous-mêmes. Mais nous ne le faisons pas à partir de rien : nous utilisons des ingrédients qui nous sont fournis par le contexte social dans lequel nous vivons ; nous devons aussi tenir compte du point de vue des autres, individus, groupes ou institutions, qui nous attribuent une certaine identité.
Parmi les ingrédients sociaux que nous utilisons pour construire notre identité, il y a une multitude d’images et de normes qui nous sont proposées ou que nous élaborons nous-mêmes. Des images de nous-mêmes plus ou moins nettes, plus ou moins attirantes, plus ou moins réalistes. Mais toujours trop nombreuses.
Autre dimension importante, peut-être la plus importante : notre identité, c’est notre histoire, personnelle ou collective. L’histoire telle qu’elle s’est déroulée, mais aussi et surtout l’histoire telle qu’on la raconte. Les petites histoires, événements de la journée ou anecdotes d’un passé plus lointain, telles qu’on les partage dans les conversations courantes. Sans oublier les “grandes histoires”, vues d’ensemble plus formalisées, telles que les produisent les historiens. Et enfin les histoires écrites que chacun, individu ou groupe, peut entreprendre d’écrire et de donner à partager. Parfois même, notre recherche d’identité pourra nous amener à remonter plus loin dans le temps, au-delà du moment de notre naissance, pour raconter l’histoire de ceux qui nous ont précédés.