Publications
Le psy et le politique (2003)

D'un côté l'engagement dans la vie de la Cité, de l'autre la recherche intérieure sur soi. Quelles sont les relations entre ces deux voies ? Le problème est le plus souvent abordé sous un angle polémique : les uns reprochent aux psys de détourner les citoyens de leurs tâches en cultivant un égocentrisme irresponsable ; les autres répondent que c'est la politique qui, par ses diverses perversions, fait obstacle au développement humain véritable.
L'auteur plaide au contraire pour une vision conciliatrice : il souligne que psys et politiques sont en accord sur un certain nombre de valeurs essentielles et que, loin de s'opposer, leurs activités pourraient et devraient se compléter. Il passe ainsi en revue un certain nombre de thèmes qui se situent à l'articulation du monde politique et du monde psy : la morale ou la question du bien et du mal, pour soi et pour la Cité ; l'autonomie, ou la capacité à se gouverner soi-même ; l'émotion, comme composante essentielle tant du développement collectif que de l'expérience intime ; la raison ou la rationalité comme outil central de l'action politique mais aussi du développement personnel.
Ce livre s'adresse aussi bien aux " amateurs de politique " (militants ou responsables politiques, syndicaux ou associatifs ; formateurs ou animateurs sociaux) qui cherchent à faire progresser la " nouvelle citoyenneté " qu'aux " amateurs de psy " (clients et professionnels de la psychothérapie ou du développement personnel), soucieux d'ouvrir davantage leur démarche aux enjeux sociaux, moraux et politiques.
Disponible en librairie.
Histoires cueillies Histoire offerte (2006)

Le Centre CUEEP de Tourcoing a entrepris, en 2003, de tenter d’intégrer une telle démarche à son propre fonctionnement : une groupe de cueilleur d’histoires a été constitué en son sein pour rencontrer des apprenants, entendre leur récit de vie et leur offrir en retour un texte proposant une présentation et un éclairage sur cette histoire.
Claude Coquelle présente ici une description de cette expérience, la resitue dans le contexte général du travail biographique, en interroge les visées et les effets, et propose quelques clefs théoriques pour mieux en comprendre les ressorts.
A commander au CUEEP. Voir infos ici
Les enjeux civiques des formations de base (2006)

Savoir lire et écrire est à la fois un droit humain fondamental et un facteur favorable à la participation active des citoyens à la vie publique. Une société démocratique n'est viable que si tous les citoyens peuvent prendre part activement à la vie civique ; l'accès aux savoirs de base (lire, écrire, compter, raisonner) constitue une condition essentielle de l'accès à une citoyenneté réelle. Ce livre explore les enjeux collectifs et politiques des formations de base, puis illustre cette thématique par l'analyse de l'expérience menée en Guyane. Pour qui s'intéresse à la citoyenneté et à l'accès de tous aux compétences de base, la Guyane peut avoir statut d'exemple car les problématiques, partout présentes, y sont observables avec une netteté particulière. Cet ouvrage propose également des fiches de travail pour tous ceux qui voudraient faire évoluer leur pratique vers une meilleure prise en compte des enjeux civiques.
Disponible en librairie.
Agir ensemble. Pouvoir et reconnaissance dans l’intervention sociale (1999)

Dans le cadre d’une mission confiée à COPAS, J’ai analysé ce programme (400 projets en tout, dont 70 analysés plus en détail et 15 ayant fait l’objet d’une visite sur place), en mettant en valeur essentiellement deux thèmes :
-la nécessité de clarifier les enjeux fondamentaux d’une telle démarche, à partir de la notion de citoyenneté active, en la déclinant principalement autour de deux enjeux-clefs : l’accès à la reconnaissance sociale et l’accès au pouvoir sur son existence et sur son environnement ;
-les nombreux obstacles de type bureaucratique qui rendaient particulièrement difficile l’émergence de projet laissant réellement une place aux personnes les plus directement concernées (exigences de formalisation, de planification, d’évaluation, de transférabilité, de distinction claire des statuts, d’identification et de dénombrement des bénéficiaires.
Depuis, la Fondation de France s’est si bien appropriée ces enjeux qu’il n’existe plus de programme particulier “Agir ensemble” mais que toutes les actions soutenues par la Fondation peuvent bénéficier d’un soutien particulier pour prendre en compte les frais spécifiques liées à la dimension participative.
Disponible auprès de la Fondation de France.
Prévention de la délinquance, politique et pratiques (1998)

« Les questions d’insécurité et de délinquance ne cessent d’alimenter les débats au niveau local, comme en témoigne, par exemple, la polémique sur les arrêtés municipaux concernant les mineurs. Mais c’est presque toujours d’une manière passionnelle et réactive et paradoxalement trop peu politisée. En effet, bien que ces question relèvent fondamentalement du champ politique, elles débouchent rarement sur un débat public argumenté et nuancé. Elles concernent pourtant l’ensemble des relations qui fondent le vivre ensemble, particulièrement menacé par l’absence de réponses aux problèmes posés par la délinquance.
Or, face à des questions dont l’ampleur et la complexité n’ont cessé de croître, de réels savoir-faire ont progressivement émergé des pratiques, notamment dans le cadre des politiques communales de prévention de la délinquance. Loin de constituer des recettes applicables dans tous les contextes, ils dessinent cependant les contours d’une intervention raisonnée pour approcher ces questions »
Formations individualisées.
