La question du rapport au savoir est un enjeu important sur trois plans :
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de position sociale, car la possession du savoir (ou des diplômes qui lui correspondent plus ou moins) est souvent une condition d’accès à certaines places ou à certaines possibilités ; plus fondamentalement, le savoir est une puissante source de reconnaissance sociale (quand on l’a) ou au contraire de mépris et de honte (quand on ne l’a pas) ; -
d’identité, car notre histoire de rapport au savoir fait partie de notre histoire personnelle globale : cela a commencé dans notre famille, s’est poursuivi à l’école puis dans le travail, c’est-à-dire dans les trois lieux les plus déterminants pour se situer. Les souvenirs que nous gardons des épisodes marquants, les rêves plus ou moins réalisés occupent une place importante dans notre image de nous-mêmes ; -
d’épanouissement personnel, car, malgré la peine qu’il demande et les injustices dont il est parfois l’enjeu, le savoir est aussi une clef précieuse pour y voir plus clair sur le monde et sur soi-même, pour avoir avec les autres des échanges plus précis et plus féconds, pour trouver les réponses aux questions qu’on se pose, pour s’inventer soi-même.